Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![lairo lu'réditairc ou congénilalc. nous n'en sommes pas moins dans le domaine de riiypothèse, et l'heure de raHirmatioii pathogénique n'est pas venue. C'est donc là un cas particulier, et il se rattache bien plutôt à l'histoire générale des néoplasies cancéreuses qu'à celle des affections hépatiques proprement dites. Le problème pathogénique consiste donc. ]>our chaque cas particulier, à remonter du syndrome et de la lésion jusqu'à la cause productrice, et à rechercher celle-ci en dehors, le plus souvent, de l'appareil hépatique ; pour l'ensemble de la pathologie du foie, à comparer les faits, à les répartir en groupes distincts comme en autant de familles naturelles, à faire ressortir et leui's affinités et leurs dissemidances. Une pareille systématisation, pour être complète, supposerait bien des données qui nous font défaut. Elle ne comporte encore que des solutions partielles, souvent toutes provisoires, et inliniment plus complexes qu'on jie l'a cru pendant longteuqjs. Examinons d'abord quelques-unes des conditions les plus générales (pii régissent la pathogénie liépaticpie. Vaclion (ViuK' inèinc cause pathogène ne provoque pas toujours nécessairement des effets identiques. Cela est vrai même pour les causes les plus nettement spéciliques. et l'histoire de la syphilis hépatique chez l'adulte et chez le nouveau-né en offre l'exemple le plus démonstratif. Quel contraste entre le gros foie lourd, élastique, couleur silex, de riiérédo-sypbilis infantile, et le foie scléro-gouuueux déformé, ficelé, du syphilitique adulte ! C'est que si l'infection causale est la même, elle a, dans les deux cas, suivi des voies différentes pour infecter, et, pourrait- on dire, pour inoculer la glande hépatique. Chez l'adulte, infection dissé- minée, propagée par l'artère hépatique, connue eu font foi les lésions d'endartérite à peu près constantes en ]iareil cas. Chez le lœtus, apport uniforme et massif des germes infectieux, (|ui du placenta maternel arrivent directement au foie par la veine ombilicale, le traversent, et provoquent par leur passage une lésion uniforme, diffuse, et partout du même âge. La dissemblance des réactions anatomiques et cliniques trouve donc ici son explication dans la différence physiologique des voies d'infection. Le réseau vasculaire inoculé commande et dirige le processus. Dans une autre série de faits, la cause pathogène, tout en empruntant toujours les mêmes voies d'accès, provoque des réactions différentes, subordonnées à la dose et à la dirrée d'action de la substance chimique irritante mise en jeu. Une dose forte et unique de poison tue la cellule hépatique ; de petites doses longtemps répétées la laissent vivre, mais retentissent sur les parois vasculaires et le stroma conjonctif, sous forme d'hépatite interstitielle plus ou moins intense et diffuse, ou même de véritable sclérose. Les intoxications expérimentales par le phosphore, par l'alcool, sont](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)