Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
1173/1190 (page 1167)
![un cenli'e cortical île la vision distincte. Toutefois, on ne connaît cli- ni(|ueMienl aucun cas de perte de la vision centrale avec intégrité des limites périj)liériques du champ visuel, consécutif à une lésion corti- cale. Mais à la suite des hémianopsies doubles, la vision centrale peut être conservée ou se rétablir à l'exclusion de tout le reste des cham[)s visuels qui restent défuiitivement perdus. Dans de tels cas, si l'on a l'oc- casion de faire l'autopsie, on trouve qu une petite partie de l'écorce occi- pitale interne, d'un C(Mé ou de l'autre, est restée intacte, et naturelle- ment on est porté à considérer comme champ cortical maculaire, l'ilot cortical qui a échappé à la destruction. Mais c'est là une généralisation peut-être trop bàtive. Dans les divers cas observés (Fœrster, llenschen, Laqueur et Schmidt), les localisations de ces soi-disant centres macidaires ne concordent jias : c'est tantôt l'extrémité antérieure de la scissure cal- carine qui est conservée, tantôt la postérieure. 11 semble que tant qu'il reste un îlot intact dans l'aire corticale où se projettent les radiations optiques, et notamment dans la scissure calcarine, quelle que soit la posi- tion de cet îlot, la vision centrale est conservée. Ceci concorde avec ce que nous savons de l'anatomie de l'appareil opli(pi(' intra-cérébral. Les fibres maculaires, ramassées en faisceau distinct seulement dans le nerf optique, vont, dans le corps genouillé externe, se mettre en rapport par leurs arbo- risations terminales avec un bien plus grand noiidtre de cellules d'origine des radiations optiques (Von Mouakow, Ijernbeimer) ; d'où la probalnlilé qu'elles vont se projeter sur une aire corticale beaucoup plus étendue (pie ne le ferait sup|)oser rexiguïté de la iiiacida l'étinienne. Ce qui con- liriue dans celte opinion, cCst (pie les radiations o[»ti(pies, tout dal)oid massées, au sortir du corps genouillé externe, en un faisceau compact, s'é|ianouisseut rapidement et vont aboutir à toute la face intei'ue du lobe occipital (cuuéus, scissure calcarine, loinde lingual et mèuu' au delà). On ne voit là aucune disposition aiiatomique, qui ]K'rmette de penser à une projection de la macida eu un ilot circonscrit de l écorce céréi)i-ale. Dieu au coiitiaire. la dissociation des libres maculaires dans la bandelette, leui' dispersion dans tout le corjis genouillé externe, leurs contacts à ce niveau avec des cellules d'origine des radiations opticpies beaucoup |)Ius noud)reuses que les libres maculaires elles-mêmes, l'épanouissement des radiations optiques dans toute la face interne du lobe occipital, en un mot toutes les dispositions anatomi(|ues coninies (Von Mouakow, Yialet, Bern- heiuier), paraissent indi(pier que la macula rétiniemie entre en relations avec toute l'aire visuelle corticale et non pas seulement avec un point limité. Cette conception est du reste en rapport avec la clinique, ipii ne nous montre jamais de scotome central d'origine corticale, ce qui devrait pourtant se produire (juelquefois s'il existait réellement un centre cor- tical maculaire. Toutefois, je le repète, la question n'est pas encore com- plètement Irancliée dans le sens de 1 uiu' ou de l'autre de ces deux o])inions.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_1181.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)