Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![ce (|ni peut servir à localiser la lésion, ce qui a par conséquent en sémiologie ncurologi({ue une importance capitale, ce sont les sym- ptômes associés suivant les cas. 11 me reste à passer en revue ces diverses associations. Hémianopsies basâtes. — Dans la règle, elles sont complètes, typi- ques. On connaît cependant un cas, où une liémiaclnomatopsie était le seul symptôme visuel d'un gliome ayant envahi la bandelette, le tlialaïuus et les tubercules quadrijumeaux. Certains auteurs pensent que les lésions d'une bandelette ne peuvent déterminer des scotomes symétriques des deux champs visuels (liémianopsie homonyme })artielle), parce (pie les libres provenant des deux rétines et passant par la bandelette sont encoi-e à ce niveau irrégulièi'ement entremêlées. Cette o];)inion mérite d'étie jirise en considération, et devient de plus en plus probabl(>. Du fait de l'enroulement de la bandelette autour du pédoncule cérébral et de la proximité des nerfs moteurs du globe oculaire, les diverses causes morbides (tumeurs du cerveau ou des méninges, exostoses, tubercules, gommes, foyers de ramollissement) qui peuvent comprimer ou léser la bandelette, peuvent déterminer une liémianopsie et une hémiplégie croi- sées par rapport à la lésion, et des paralysies oculaires directes, ou même croisées, si la tumeur a une étendue suflisante. Théoriquement la réaction ])upillaire hémianopsique devrait toujours exister dans les hémianopsies basâtes. Je ne puis que renvoyer à ce qui a déjà ('té dit à ce sujet. Sauf le cas de tumeur pouvant déterminer une papillite, le fond de l'œil est normal au début des hémianopsies basales. Mais la décoloration pa|ullaire (|ilus manpiée dans VœW op[)osé à la b'sion) ([ui est l'expression de ratro[)liie descendante partie de la bandelette lésée, devient plus ra|)ide- ment appréciable, (jue dans le cas de lésions situées au delà ties gan- glions de la base. Hémianopsies intermédiaires. — Les lésions des tubercules quadri- jmneau\ — au moins chez riiomme — ne paraissent donner naissance à aucun troul)le visuel proprement dit. Bien que certainement chez l'horiune, le corps genonillé externe soit le centre ganglionnaire le plus iuqjortant pour la vision, on est encore dans l'incertitude, faute de données cliniques, relativement à l'eflct des lésions de ce ganglion, qui, d'après l'analomie, devraient déterminer riiémianopsie croisée. Les lésions du pulvinar ont pour consé(pience I bémianopsie croisée, souvent accom- pagnée d'hémiplégie et d'bémiauesthésie également croisées. Dans un cas on a constaté la réaction papillairehénn'anopsi(pie. Les hémianopsies inter- médiaires se rapprochent tlonc beaucoup des hémianopsies basales, mais elles semblent devoir s'accompagner [)lus fréquemment dliémianesthésie croisée. (Voy. Ilrniiduestliésie de cause cérébrale, p. !)8r).) Hémianopsies sous-corticales et corticales. — Elles ont pour carac- tères généraux de coexister avec un fond d'œil indélininient normal et](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_1179.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)