Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![{radiations opli(pœs de Graliolet ou faisceau visuel) entourent la corne occipitale, passent le long de la paroi externe du carrefour venii-iculaire et vont se mettre en relation avec la partie postéro-externe du pulvinar, le corps genouillé externe et, à un moindi'e degré, avec le tubercule quadrijumeau antérieur, régions dans lesquelles viennent s'arboriser les fibres de la bandelette optique correspondante (tig. 306). Des lésions atteignant les fibres optiques dans leur trajet intra-cérébral, déterminent l'hémianopsie homonyme absolument au même titre que les lésions des bandelettes. ■ Les relations de chaque bandelette avec l'écorce occipitale sont homo- laiérales, c'est-à-dire que chaque bandelette est en rapport avec l'écorce occipitale du même coté. De plus, il faut admettre, de par l'influence des lésions corticales sur le cliamp visuel, que les fibres émanées des points identiques des deux rétines (c'est-à-dire des points symétriquement placés dans chaque moitié homonyme des rétines) se terminent côte à cote dans l'écorce occipitale, de sorte que la lésion qui détruit l'une, détruit fatalementrautre. Le retentissement bilatéral d'une lésion corticale unique ne peut s'expliquer que par cette hypothèse. Pour déterminer le côté de la lésion (qu'elle atteigne les bandelettes, les radiations optiques ou l'écorce) par rapport au côté de l'hémianopsie, on se rappellera que la lésion est croisée par rapport au champ tem- poral perdu. J'ai déjà dit que la vision centrale était conservée dans les héini- anopsies homonymes, qu'elles fussent droites ou gauches. Ce phénomène tant de fois constaté, aussi bien dans les hémianopsies basales que dans les cérébrales, ne peut s'expliquer qu'en admettant que chaque macula est en rapport avec les deux l)andelettes et avec les deux centres visuels corticaux. En d'autres termes, pour qu'une destruction de la bandelette gauche ou du centre cortical gauche laisse la vision centrale sensiblement intacte dans les deux yeux, il faut que le faisceau maculaire ])arti de l'œil gauche reste en rapport avec l'écorce droite (seule conservée) par un fascicule croisé, et que le faisceau maculaire droit reste en ra[)port avec l'écorce droite par un fascicule direct. Chaque macula est donc en rapport avec les deux hémisphères, chaque bandelette contient un fais- ceau maculaire veiui de l'œil correspondant et un autre venu du côté opposé (tig. 506). Ainsi les lésions qui atteignent les faisceaux oj)tiques droits ou gauches, dans leur trajet compris entre l'origine chiasmati([ue de la bandelette et l'écorce occipitale, déterminent l'hémianopsie croisée. Suivant le siège de la lésion, on distingue les hémianopsies basales (par lésion de la bande- lette), les hémianopsies intermédiaires (par lésion des ganglions de la base, tels que le pulvinar) et les hémianopsies cérébrales, (|ui sont sous- corticales ou corticales, suivant que les lésions intéressent les radiations optiques ou l'écorce elle-même. Dans ces divers cas, le symptôme hémi- anopsie est toujours à peu près le même, mais ce qui est variable.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_1178.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)