Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![arrivés ;i une [((''l ioilc avaiKM'c de laites, (l'csl siiiloiil à la période j)ré- ataxiquc <|n on la rencontre, et |)res(nie toujours dans ee cas, le tal)es cesse d'évoluer et les malades icsient pendant toute leur existence à la période préataxi({ue. En d aiitres lei iues, ce sont des aveugles chez les- ipiels l'incoordination ne sni vient presque jamais (Benedict, Dejerine et Martin). Le plus souvent même, on voit s'amender les symptômes (|ue présentaient ces malades avant d'être i'iappés (ratro[)liie j)apillaire. C'est ainsi f[ue d'ordinaire les douleui's fulgurantes diminuent comme intensité et comme fréquence; dans un cas même, (|ue j'ai suivi pendant plusieurs années, j'ai constaté le ictoiu' du réflexe })atellaire. Dans les cas où l atropliie papillaire est le seul symptôme apparent et où, ainsi (pie je l ai l'ait icmaifpiei' plus haut, le diagnostic de tabès ne peut être poi té (pie sil existe le signe d'Aigyll-Roliertson, il s'agit de tabès à début véritablement oculaire, et ces sujets, plus ou moins rapi- dement frappés de cécilé, linisseiil en général leur existence sans pré- senter d'autres syiii|(lômes de tabès. ]*arl'ois cependant, ainsi (pie la signalé (lowers et (|ii'il m a été donné d'en observer des exemples, on voit, elle/, ces malades aveugles de|)uis de longues années, apparaître des douleurs l'iilgurantes. Dans un des cas (pie j'ai observés, ces (bmleurs se montrèrent vingt-deux ans ajtrès I élablissement de la cécité. Par contre, loisipie — et ainsi (|iie je l ai dit pUis baiil. la chose est rarement observée — par contre, dis-je, lors(pie ratr(tpbie papillaire sur- vient chez un sujet (l(''jà incoordoniié, rattéiniati(Mi des sviiij)tômes est moins uelte bien (pie paifois on puisse observer dans ces cas une dimi- nution dans l intensilé des douleins. Les lésions du nerf opti([iie (légère névrite, début d'atro[)lne), |)arais- sent être excessivemeni rares dans la ttiaUidlc de Fricdiricli. Dans la jxiralysie (il()ss()-labio-l(irij)t<iee. (jiii ne s acconqtagne habi- tuellemeiil d'aucun symptôme oculaire, ratro|)lne o|>ti(pie a été observée à tilre alisolument exceptionnel. \\ v a lieu du rest(> de faire des réserves à cet égard, car il s agit très vraiseiiiblablenieiit ici d une coïncidence ('.. Névrites optiques associées. — .le range sons cette dénominalion, les névrites opli(pies (pii peuvent survenir an coins d une maladie infectieuse des centres nei veiix, mais (pii re|irésenleiit un foyer aiilo- nome d infeclion et (pii, partant, ne sont |»as la consé(pieuce (rime alfec- lion [irimilivement localisée dans les centres. Des cas de ce genre ne relèvent pas, à [iropreinent parler, de la sémiologie oculaire du système nerveux ; je crois cependant devoir les signaler, afin de nieltrtï eu garde contre des erreurs d'interprétation possibles. .le mentionnerai certaines alVections oculaires ])rofondes, consécu- lives à des processus infectieux des méninges, ce sont : 1 la tuberculose disséminée de la choroïde (pie Idn peut observer co'incidemment avec la méningite tubercnleiise ; 2 I hyalite snppiirée, suivie de phtisie du globe, (pii peut se iiioritrer dans certaines épidéniies de méningite cén'-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_1173.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)