Volume 6
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![I.NTRODrCTIO.X. ô Nous retrouverons tous ces faits, el nous verrons quelle large jjlaee leur revient dans l'étude de la pathologie générale du foie. Ils nous mon- trent quel vaste foyer d'actions chiniiijues complexes est la glande hépa- tique, d'autant que toutes ces fonctions du foie ne sont pas juxtaposées et indépendantes entre elles, mais au contraire solidaires et soumises à des variations homologues. De même si le foie est subordonné, dans sa vie normale connue dans ses déviations pathologiques, à certains organes, tels que le tube digestif ou le coHU, s'il subit le contre-coup direct de leurs lésions, il réagit à son tour, une fois lésé, sur d'autres organes, arrive à vicier le milieu humoral de l'organisme, étend à réconoune tout entière la répercussion des atteintes qu'il subit. L'étude des solidarités onjciniqHcs <hi foie devient ainsi le point capital et comme le centre de la pathologie générale hépatique. C'est à la cellule hépatique qu'il nous faudra toujours revenir, et nous aurons à voir successivement, comment elle devient malade, quels troubles dérivent de sa lésion, comment cette h'sion elle-même peut évoluer. La patlioqéiiie, la séiiiiolocfie, feroliilion des jirocessus morbides à détermination hépatique, formeront donc les trois chajntres de cette étude. Mais avant d'en aborder l'exposé, il convient de déblayer le terrain, d'examiner une série de questions ({ui nous montreront condjien tout est encore difficile et complexe dans le champ de la pathologie générale du foie. Causes d'erreur nund)reuses, lacunes ou incertitudes encore dans les résultats obtenus, nous arrêteront souvent; mais la voie à suivre est tracée, et les grandes lignes se dessinent chaque jour plus nettement. Une pi'emière notion domine la pathogénie des alfections h(''pali(pies, c'est que celles-ci ne sont jamais primitives, protopatlii(|ues, ipie toujours une viciation humorale ou une localisalinn iid'ectieuse directe les précède et en devient la cause efficiente. Si la (•lini(pie reconnaît et individualise des maladies du foie, si l anatomie pathologique en décrit les lésions, la pathologie générale remonte plus haut, et c'est en dehors du foie lui- même qu'elle va chercher l'élément pathogénique pi'imordial. Qu'il s'agisse de troubles circulatoiics, de troubles nutritifs d'ordi'e toxique ou infectieux, le foie lésé est donc l'aboutissant déjà d'un pro- cessus préalable, rarement sinqile, le plus souvent très conqilexe dans ses origines et son mode d'action. Toute l'étude de la pathogénie hépa- tique en apportera les preuves. On ne pourrait guère objecter à la loi précédente qu'un exenqjle, le cancer primitif du foie, qui constitue bien une maladie autonome et, en apparence, primitive de la glande hé])ati(pic. Mais nous ne savons rien de la pathogénie du cancer, pas plus pour le foie que pour les autres organes; que l'on achiiette la théorie infectieuse, ou la dystrophie cellu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)