Volume 3
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![liiit comme la caractéristique la plus (jènérale de lavie {'). On l'obsci-vc clioz la plante comme chez ranimai, chez rèlre monocellulaire coinnjc chez les or^'anismes snpérieiu's. La vie, a xlit Cl. Bernard, cesl la créa- tion, c'est-iWlire la synthèse organisatrice, et la vie, c'est la mort, c'est- ;i-tlire la destruction organique nécessairement liée à toute manifestation d un phénomène chez l'être vivant, et l'on peut mesurer immédiatement l'importance fondamentale de l'étude de la nutrition en biologie à cette constatation, à savoir que la définition des ])liénomènes de la nutrition i st aussi compréhensive que la définition de la vie elle-même. ^ 1. — LE PRINCIPE DE LA CONSERVATION DE LA MATll^RE ET DE L'ÉNERGIE APPLIQUÉ AUX ÊTRES VIVANTS Ce courant de matière qui vient ainsi alimenter les organismes repré- sente pour eux un double apport : il leur fournit cà la fois la matière qui va constituer leurs tissus et Y énergie qu'ils vont dépenser pour vivre. Établissons d'abord nettement cette double relation de dépen- dance des êtres vivants vis-à-vis du milieu extérieur. Aussi bien cette question apparaît comme placée au seuil même de la physiologie de la nutrition. Les organismes — et l'on s'en tiendra ici à l'homme et aux animaux supérieurs — reçoivent de l'extérieur, à côte des matières minérales dont le rôle est plutôt secondaire, des matériaux organiques complexes, à édifice moléculaire très élevé. Ce sont des albuminoïdes, des graisses, des hydrates de carbone. Ces substances, plus ou moins modifiées par im travail préparatoire, sont adaptées h l'organisme, soit comme partie intégrante des éléments cellulaires, soit en tant que réserves déposées dans les tissus ou circulant avec les humeurs. Puis, après un temps variable, elles se désagrègent en fixant de l'oxygène, et cette décom])osi- tion aboutit finalement à une série de déchets, qui pour les graisses et les hydrates de carbone sont Veau et Vacide carbonique, pour les albu- minoïdes. Veau, Vacide carbonique et Vurée, si nous nous en tenons aux termes les plus importants. Tous les matériaux qui constituent l'être vivant, sont donc enqu'untés au milieu extérieur, et font intégralement retour à ce milieu après avoir parcouru un cycle déterminé de transformations chimiques. En d'autres termes, les êtres vivants ne créent, ni ne déti uisent rien, connue on l'a cru autrefois. Les métamorphoses chimiques qu'ils subissent incessam- ment dans toutes leurs parties, sont soumises, comme toutes les trans- formations chimiques, à la loi de la conservation de la matière. Pour chaciue oi-gnnisme on peut, à l'aide de la balance, dresser le bilan exact i') Ci-AUDE HiiujjAitn, Icçom sur les phénomènes de la vie, elc. Paris. 1878, p. 50. [r. LAMBLING l](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_2_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)