Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![radiillôrniion du milieu. Lu proiiiicTC condition est i-cinplin par l(!s poi- sons (pu' coiifiidc'nl lo pi'oloplasnia o\i ('oniracicnl avec lui des ('orid)inai- sons stables (action cliiuii(pi(i) ; par (U'ux ipii scmhhîiil lui IrausincUic une sorte de vibration uiolé(;ulair(i (action dynamique), par (piclques-uns peut-être qui agissent indirectement en iniluiînc.ant les e(întres nerveux (hî la nutrition (a(;tion nervo-(lynami(pu',). Les poisoiin (jui modilient k milieu agissent dii'ectcmenl ou indirectement; dans le pr(;mi('r cas, ils e.\erc(>nt une action chimique, coagulant des sid)stanees iijdispiMisahlcs on contiiU'.tant avec elles des coudjinaisons stables (l'oxyde de cai'bone |)ar exemple): dîuis le second cas, ils empêchent la rénovation du milieu: c'est ce qui peut être réalisé dans |)lusiem's circonstances. L'arrêt de la circulation, par exemple, entraîne nécessairement l'arrêt de la nutrition, puisque le sang ne peut arriver aux émonctoires et sui'tout ne |ieut s oxygéner; les poisons cardiaques abolissent donc indirectement les muta- tions nutritives. La situation est à peu près semblable dans les cas où le poison entrave la respiration ; les substances qui rentrent dans ce groupe sont loi't nom- breuses: elles agissent en paralysant directement les muscles res|)ira- toircs (curare), plus souvent en portant leur action sur les centres bulbo- méduUaires. Certaines substances tuent par arrêt de la respiration chez les animaux h sang chaud, tandis que chez les animaux h sang froid, elles tuent par arrêt du cœur: la différence s'explique facilement: les animaux à température variable pouvant se passer, pendant une durée assez longue, de la respiration pulmonaire, le poison exerce librement son action sur le cœur; chez l'animal supérieur, l'effet cardiaque n'a ])as le temps de se produire; mais on peut le mettre en évidence en maintenant la vie au moyen de la respiration artificielle; grâce à cet artifice, la situa- tion sera la même chez les deux catégories d'animaux. Enfin l'arrêt de la nutrition peut résulter d'un défaut de l'épuration, consécutif aux altérations des émonctoires : les produits de désassimi- lalion ne peuvent être rejetés; ils saturent le milieu et empêchent la diffusion hors de la cellule. Ce mécanisme n'a qu'une importance secon- daire dans les intoxications aiguës, sauf dans le pliosphorisme; mais d n'en est pas de même dans les intoxications chroniques. La répétition des troubles fonctionnels finit par créer des lésions analo- miques, des dégénérescences cellulaires, des scléroses viscérales; il se produit ainsi une cachexie ou une auto-intoxication secondaii'e, à hupiellc le sujet succombe plus ou moins tardivement, parfois fort longlcuq)s après qu'on a cessé l'usage du poison; le mal résulte donc, comme tou- jours, d'une adidtération du milieu sanguin, mais celle-ci est indirecte. résumé, si les procédés mis en œuvre sont nndtiples, le résultai final est toujours le même; la mort, dans tous les cas, arrive jiarce (pie les échanges sont devenus inqiossibles entre les cellules el le sang; qu il s'agisse d'ime inhibition celhdaire, ou d'une insuffisance sanguine, bée à l'arrêt de la circulai ion ou de la respiration, ou relevant d'une altération](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_1020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)