Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![turcs du Ijacillc du Friedliindor; lc> rapprochement est d'aiitnnl |)liis curieux que, dans les expériences de M. Pilliet connue dans les nôtres, les lapins empoisonnés ou inoculés d'une façon seniblahle ont succombé comme les co])ayes, mais rauto|)sie a déinoniré In parfaite intégi'ité de leurs capsules. Le système musculaire, y compris le myocarde, peut être frap|)é de dégénérescence graisseuse, accompagnée de petits foyers hémorrhagiqnes, dans les empoisonnements par le phosphore, l'arsenic, l'éther, le chloro- fonne. An cours des ])aralysics saturnines, on a observé des altérations nuisculaires. déjà appréciables à Fœil nu, mais qui semblent exception- nelles. Les altérations anatomiqnes du cœur ont été peu étudiées; outre la stéalose, on observe parfois des dégénérescences granuleuses; M. Pilliet en a signalé rexistence dans rempoisonncment par le sublimé et a trouvé en même temps une transformation vésiculeuse et une pigmentation hémoglobinique des fibrilles musculaires. Nous ne ferons que signaler les altérations banales qui relèvent de l'artério-sclérosc ou de la néphrite interstitielle et sont surtout marquées dans le saturnisme chronique. Les os eux-mêmes ne sont pas épargnés. Nous avons déjà indiqué les nécroses et notamment la nécrose phosphorée, qui peut devenir une cause de dégénérescence amyloïde; plusieurs poisons, comme le sublimé, et, plus rarement, le phosphore, le bichromate de potasse, l'acide oxalique, produisent la décalcification des os et amènent secondairement le dépôt de concrétions calcaires dans les reins ; Prévost et Frutigor ont observé des cas où la décalcification osseuse était telle que la diaphyse était devenue mobile sur l'épiphyse. Les lésions nerveuses d'ordre toxique présentent une importance consi- dérable et pai' leur multiplicité et par leur variabilité. Un grand nombre d'empoisonnements aigus peuvent retentir sur la moelle; les expériences de Popoff, Danillo, Tschisch ne laissent aucun doute à cet égard. Le phosphore, l'arsenic, le mercure et. à un degré moindre, la morphine, le nitrate d'argent, le bromure de ])otassium ])ro- voquent des myélites centrales aiguës, caractérisées essentiellement par de la tuméfaction trouble et par des dégénérescences vacuolaires des cellules. Dans les cas à marche lente, les lésions sont plus dilVuses et atteignent la substance blanche; parfois même elles peuvent devenir prédoiuinantes à ce niveau et se localiser d'une façon systématique. Chez un chien ayant subi une intoxication lente par le phosphore, Guriicri a trouvé une détré- nérescence des faisceaux pyramidaux croisés, des faisceaux de Goll et de Burdach dans la région dorsale. Alt a observé, chez un autre animal de même espèce, à la suite d'une administration prolongée de mor|)lnne, des phénomènes d'ataxie et a trouvé à l'autopsie une sclérose des cordons postérieurs de la moelle; l'auteur pense que cette observation fort inté- ressante peut avoir une application en pathologie humaine, car on note iVéqueuunent l'abus de la morphine dans les antécédents des tabétimies.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_1013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)