Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![nismcs différents. Nous avons à plusieurs reprises insisté sui- ce sujet et nous avons essayé (rétablir que cha(|ue être a un parlicularisnie n.oi-l.ide qui lui donne une pliysionoinie spéciale. Plus on s'élève dans la sei-ie, plus rindividualité est développée et iuiporlanle; l'état général du sujet atteuit, SCS antécédents, personnels ou héréditaires, son état diatliésiquc, sa résistance spéciale créée par s(>s maladies antérieures et son genre de vie, expliquent la variété des réactions qui se passent à l'occasion d'une même cause pathogène. Pour ne citer (pi'un exenq)le, nous rai)pellerons que Aul'reclit, puis Germent, ont vu les injections sous-cutanées de cantharidine provoquer chez le cobaye une néphrite interstitielle; c'est ce qui avait lieu quand ils opéraient sur un animal hien portant et vigoureux; si au con- traire le cobaye était malade, mal nourri, ou si l'introduction du poison déterminait de la suppuration sous-cutanée, les lésions parenchyniateuses dominaient ou existaient exclusivement. Ces quelques considérations expliquent comment les mêmes causes se trouvent citées dans l'étiologie des différentes affections rénales ou hépa- tiques; leur lésion primitive étant identique, leur aboutissant est différent par suite de l'état différent où se trouvent les sujets atteints. Les poisons peuvent encore produire des lésions viscérales par un mécanisme détourné ; ils frappent le système artériel et déterminent l'ar- tério-sclérose. Ces manifestations vasculaires sont très fréquentes au cours des intoxications chroniques, notamment chez les alcooliques et les satur- nins, les tabagiques, dans les intoxications endogènes (goutte, diabète, sur- menage) ou microbiennes (infections). L'action du plomb n'est mise en doute par personne et, si l'on réfléchit aux nombreuses sources d'intoxi- cation permanente par ce métal, on comprendra que bon nombre de cas d'artério-sclérose, dont la cause nous échappe, ne doivent pas reconnaître une autre origine. Si l'on peut discuter sur le rôle de l'alcool, il ne semble pas que l'action des boissons spiritueuses puisse être niée ; l'expérimen- tation, d'accord avec la clinique, montre que les substances qui entrent dans leur composition, les aldéhydes par exemple, peuvent provoquer chez les animaux de l'artério-sclérose, des cirrhoses des reins et du foie. Nous n'avons pas à étudier ici les lésions anatomiques des intoxica- tions; leur histoire sera présentée à propos de l'anatomie pathologique générale, noug nous contenterons de quelques considérations sur leur mode de production dans les principaux viscères ou tissus. Le rein est un des organes qui souffrent le plus au cours des empoisonne- ments ('). Parfois il est seul ou ])resque seul atteint: c'est le cas pour l'empoisonnement par la cantharide; on suppose que le principe nocif, uni aux albumines du sang, et rendu ainsi presque inoiVensif, est mis en liberté au niveau des reins, notamment au niveau des glomérules; il se produit une glomérulo-népbritc, qui a été étudiée par presque tous les anatomo-pathologistes. (') G\cciiEn, Patliogéiiic des néphrites. Tliksi d'agrccj l'aris, 1880.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_1009.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)