Lettre escritte a Monsieur Penna ... / Par M. Bouillet ... au sujet de la rheubarbe.
- Bouillet, Jean, 1690-1777.
- Date:
- 1727
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Credit: Lettre escritte a Monsieur Penna ... / Par M. Bouillet ... au sujet de la rheubarbe. Source: Wellcome Collection.
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![s&ujourcThuy. Car enfin pourquoy ne le pourroit.on pas ? Nos Ma¬ ladies feroient-elîes differentes de celles cîenosPeres, ou aurions- nous mairuenanc beaucoup moins de Purgatifs qu'ils n avoienc de leur temps ? Je ne finirois pas M. fi je voulais rapporter icy tout ce que falleguay pour faire voir qu’en general les Maladies font aujouc-» d’huy les mefmes * que du temps d’Hippocrate, de Ceife&£ de Galien, qu’il n’y en a que peu de nouvelles » , & que la diffé¬ rence des Climats, des Aliments, des Inclinations, des Exercices &c. n’a roue au plus que fait varier quelques Symptômes. Vous pouvés aifément vous convaincre vous mefme de ce que j’advance, vous qui puifés dans ces fources,& qui comparés les obCervations de ces rares Genres avec ce que la Pratique de la Medecine vous met chaque jour devant les yeux. J’adjoufleray feulement que je n’oubliay rien pour demonftrer que quand nos Maladies feroienc plus differentes qu'elles ne font de celles qu’on ©fifervoic autrefois, quand il y en auroic un plus grand nombre de nouvelles que nous n’en connoiffons, quand la différence des Tempéraments, de l’Air, du Régime, des Exercices, &c, pro- duiroit une plus grande variété dans les Symptômes qu’on n’a remarqué jufqu’icy , il ne s’enfuivroit * pas abfolumenc befoin de tous les Purgatifs que nous , fi fort leur nombre * s'eft accreû dans ces derniers Siècles. t. Ce n’eft pas'ces Autheurs ayent def- méthode differente, Zt ce n eft qu’en ce fen§ crit toutes les maladies auffy exactement qu’on doit prendte cette maxime de Celfe, que nos modernes, (Fernel,Sennerf> Rivtere, alïud ( medicinæ genus ) «pus ejje Rom* , fonflon, Vvillis, Sydenham , Betlini, Morton, nliud in lÆgypto , aliud in Galliis. Ainfi peu Bagliviy Ramaxyini , fxc. ) Mafo on peut in- de Purgatifs fuffifent à ceux qui fçavenc ferer de leurs eferits qu’il y a peu de ma- les employer à propos, ladies qu’ils n’ayent connu. On ne manque point de Purgatifs , on h. Je ne m’amuferay point à difeuter fi manque d’une conduite qui en prévienne les maladies qu’on prétend, qui font nou- le befoin trop frequent. M. de Fontenelle velles, le font véritablement. Elles font en Hift. de l’Acad. R. des Sc. 17*4. p. 58. fi petit nombre qu’elles ne tirent pas icy * Outre l’Elaterium, le Cnicus, l’ElIe- à confequence. bore, l’Agaric , la Scammonée, l’Aloës ,le$ v. On peut confulter là-deffus les Au- Pruneaux , les Rofes, les Fleurs de Pefcher, theurs cités dans la notte [ t. ] &c. dont les anciens fe font fervis,nou$ x. La diveriité des fymptomes n’exige pas avons maintenant le Séné , la Manne, la tousjours des Remedes differents} mais une Caffe , les Tamarinds > le Turbith, le J a-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972895_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)