Lettre escritte a Monsieur Penna ... / Par M. Bouillet ... au sujet de la rheubarbe.
- Bouillet, Jean, 1690-1777.
- Date:
- 1727
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Credit: Lettre escritte a Monsieur Penna ... / Par M. Bouillet ... au sujet de la rheubarbe. Source: Wellcome Collection.
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![des torrents qui entraifnent prelque tousjours tout le monde vous navés pas efté fans doutee des derniers à reconnoî$re que de tout temps « les Médecins & le Public ont pouffé trop loin leur crédulité à legard de certains Retnedes. L’hiftoire de la Médecins / nous en fournit plus d’un exemple. Pline s fe plaint que fes Antagoniftes ne ceffoient point de vanter certaines compofi- tions ou meflanges embroüillés, & qu ils neftimoienc que les Dro¬ gues eftrangeres. Ne pouvons - nous pas dire auffy que ce mauvais gouft ^ s’eft tranfmis en partie jufqu’à nous, 81 qu’à l’égard de la Rheû* barbe, on a efté mefrne de nos jours dans une efpece de fuperf- dtion f Quelque efloigné qu’on fuit de penfer b comme ceux qui nous ont précédés , on ne iaiffoit. pas d’agir comme eux à cet égard , & on ne fe metroic guere en peine de fe conformer aux veûés don fçavant Médecin ** du Siecle paffé. Mais qu’on e. Voy. Hiftoire de la Medecine par M. Daniel le Clerc. /. Ibid, paflîm. g. Hiftor. natural. Üb. n. câp. 24. & lrb. 24* cap. i. » f On n’aime guere aujourd’huy les glan¬ des Compofitions; mais on eftime encore un peu trop les Drogues eftrangeres. Ce n’eft pas quelles ne foient affés efficaces, & que ie ne me ferve volontiers de toutes celles qu’on peut recouvrer aifément & à peu de fraix, mais leur trop grand ufage eft à blafmer. b. Les anciens croyoient qu’il n’y avoit que certains Purgatifs propres à évacuer la Bile 3 d’autres à chaffer la Melancholie, &c. On eft maintenant revenu de ces pré¬ jugés , & l’on eft convaincu qu’ils agirent tous également fur les premières voyes , & fur le Sans j avec cette feule différence que les uns agiffent plus doucement, les autres avec plus de violence, i. Nous expliquerons ces vûes dans la notte fuivante. * * 'Daniel Ludovicus Medic, Ducal. Saxo» Oothan. De Pharmacia-Moderne fœculo applicafîda. Diffère. i. de Remediorum fe- îeéiu cum Commentariis Volfavgi Ve délit * & Mnhaeiis Etttnullen. Voy. tom. 2. oper. ejufd. Ettmull. Le livre de ce Médecin a efté traduit en François & Imprimé en i7>o. à Lyon en 2. vol. in 8. fous le Ti¬ tre de Traité du bon choix des tMedica- ments. Réduire k Pharmacie à une. noble limplicité, r]'1 à’* TTourfe des Mala¬ des , palais 8c leureftomach c’eft le but que cet Autheur s’y pro'pofe. Quant à la Rheûbarbe , il n’en vouloir pas du tout : il la trouvoit trop chere . quoy- qu’elle ne valuft^aforivqu’environ z°* la livre, 8c il l’abandonnoit volontiers aux Indes Orientales où elle croift. Il conve- m Ogfiénro fjU-rv), A ^ /Q-t-Q CetUJat— t*/ fa t y M u fâ r\ ** m | noit pourtant > que cette Racine eft pafla- , blement bonne & efficace 3 mais comme il fairrJdnfa avoit trouvé autant de vertu dans la Rheu- èarbe dit Pais, & qu’il s’eftoit confirmé de plus en plus dansfon fentiment par fa pro¬ pre expérience, il ne daignoit point em¬ ployer celle de levant dans fes Médecines * & il n’en eftoit pas pour cela moins heu¬ reux dans fa pratique. V. Vijfri» de Selefa Reined. apud Ettmitü. pag, 63. {jry 3 fi{r /7?/t ZlJl fi, nr './M / 1 r, faûuJtL*^ ^ % su *', ? ÿ tuvj £1 fr- ' ■y,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972895_0003.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)