La grande hystérie chez l'homme : phénomènes d'inhibition et de dynamogénie, changements de la personnalité, action des médicaments à distance / d'après les travaux de MM. Bourru et Burot, par A. Berjon.
- Berjon, Augustin.
- Date:
- 1886
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Credit: La grande hystérie chez l'homme : phénomènes d'inhibition et de dynamogénie, changements de la personnalité, action des médicaments à distance / d'après les travaux de MM. Bourru et Burot, par A. Berjon. Source: Wellcome Collection.
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![__ 7P, — que de dire d'un plicnoniènc (|iril est de nature vibratoire, car tout est vibratoire. Enfin, il veste une dernière théorie, c'est celle de la force neurique rayonnante, développée par M. Baréty, de Nice, en 1881. L'idée de l'extérioration de l'action nerveuse offre de puissantes analogies avec certains faits physiques bien connus. Une boule d'eau chaiide rayonne de la chaleur; l'aimant a un champ magnétique. La force accumulée dans ces appareils rayonne au delà, et les corps qui se trouvent dans un rayon déterminé subissent son action. Il est vrai que si la force nerveuse rayonnante est soupçonnée, son existence est loin d'être démontrée. Mais il est aussi impossible aux physiciens de prouver directement l'existence de l'éther, du champ magnétique, qu'il est difficile aux phy- siologistes de prouver d'une manière directe le champ nerveux iiu- main. On soupçonne l'existence de l'éther par ses effets; on admet les forces magnétiques à distance, en constatant que le fer placé dans une zone déterminée est attiré. De même, s'il est bien établi qu'une substance agit à distance sur le corps humain, c'est qu'il existe quelque chose qui puisse être impressionné. Cette zone impression- nable ne serait appréciable que dans les conditions de surexcitation des fonctions nerveuses, particulière aux hystériques. Dans ces conditions, l'action des médicaments agissant à distance s'explique aisément; ils sont plongés directement dans une zone nerveuse qu'ils impressionnent en déterminant des actions physiologiques spéciales, surtout d'ordre nerveux. Les substances agiraient à distance sans rien perdre, d'une façon analogue à celle des aimants, qui actionnent par un champ de forces ou champ magnétique ce qui est actionnable par eux. L'action est limitée à une certaine distance pour l'aimant comme pour les subs- tances médicamenteuses. M. Emile Yuug, de Genève, écrivait déjà, en 1883, que les manifestations si singulièrement variées, si son\'oiit obscures, auxquelles donnent lieu les « bons sujets », sont loin d'être expliquées et portent parfois à admettre l'action de forces inconnues des physiciens. 11 ajoutée avec raison qu'en tout état de choses, on doit commencer par déterminer les circonstances pliysiques dans lesquelles se présentent ces manifestations. « La science ]iositivc, dit ailleurs ce judicieux observateur, ne nie en aucune manière l'existence possible](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22293504_0102.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)