L'histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, l'oryctologie, qui traite des terres, des pierres, des métaux, des minéraux, et autres fossiles... / Par M*** des Sociétés royales des sciences de Londres et de Montpellier [i.e. A.-J. Dézallier d'Argenville].
- Dézallier d'Argenville, A.-J. (Antoine-Joseph), 1680-1765.
- Date:
- 1755
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Credit: L'histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, l'oryctologie, qui traite des terres, des pierres, des métaux, des minéraux, et autres fossiles... / Par M*** des Sociétés royales des sciences de Londres et de Montpellier [i.e. A.-J. Dézallier d'Argenville]. Source: Wellcome Collection.
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![un feul de ces Livres où il ne foit parlé des Poiffons mous , des Coquillages teftacés & des cruftacés qu’il fuit dans leur formation , leur génération , leurs habitudes , 6C leurs prin¬ cipales avions. Parmi le grand nombre d’Ouvrages de ce Phi- lofophe , nous avons quatre livres des Météores , où il parle à la fin du dernier , des Minéraux, des Métaux , des Pierres & autres Fofiîies , dont il attribue la génération à (a) la cha¬ leur ôc au froid , ainfi qu’au fec & à l’humide. On n’y trouve aucune divifion ni méthode. Son objet a été de parler en p-ê- néral de tous lés Animaux, en rapportant dans le même Cha¬ pitre leur génération , leurs adions , Sc leur nourriture , diffé¬ remment de ce que l’on fait aujourd’hui dans un Ouvrage, où l’on traite de fuite & en particulier l’hiftoire de chaque Animal. Quelques erreurs qu’on attribue à Ariftote , on ne peut lui refufer l’honneur d’avoir le premier entamé une fi grande matière 5 on commence même à le goûter de à le fui- vre plus<]ue jamais. THEOPHRASTE, Philofophe Grec, difciple de Platon de d’Ariftote , lequel vivoit dans la 114 Olympiade , a compofé» fuivant Diogène Laërce, beaucoup d’ouvrages, parmi lefquels 011 remarque une hiltoire des Plantes divifée en dix Livres j elle a été traduite en latin par plufieurs Auteurs. Le dixième livre ne fe trouve pas dans toutes les éditions, & il eft divifé en fix autres dont le dernier traite du goût de de l’odeur des Vé¬ gétaux , où il dit dulce enim principium faporis eft, amartim odo- ris. Il eft fâcheux que ce grand homme qui a fi bien parlé des Plantes , n’en ait fait aucune defeription , de manière que leurs noms ont échappé jufqu’à préfent à la connoiflance de tant d’habiles gens qui l’ont commenté. On ne doit pas moins regretter ce qui manque à fon traité des (b) Pierres, qui a été traduit & commenté par Jean de Laët,d’Anvers 5 il y expofe d’abord la différence de leur matière de de celle des Métaux, dont il attribue , ainfi qu’Ariftote , la formation au chaud de au froid. Les Pierres font diltinguées en fondantes, en celles (ontfaciles à fendre , tels que les Pyrites de les Fluors, de les au¬ tres réfiftent à tout ferrement. Il parle enfui te des Marbres , des Albâtres , des pierres de couleur, parmi lesquelles il nom¬ me l’Emeraude , la Sardoine, l’Efcarbouole, de le Saphir 5 des Pierres qui coulent, d’autres qui ne font que fe féparer en mor¬ ceaux de s’enflamment comme des charbons.On trouve enfuite A ij (a) Ex hi* autem per ca- lorem ac fri— gus confiftere corpus omne in aperto eft. Arifi. Meteor• l. 4. p. *91. tom. (b) CeTraité •vient d’être traduit en Franfois yd’a» près laTradu- èïion Angloife quen a donné](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30455728_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)