Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 11 août 1841 / par C.-M. Girardon.
- Girardon, C.M.
- Date:
- 1841
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Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 11 août 1841 / par C.-M. Girardon. Source: Wellcome Collection.
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![^tuestions bc Stièsc au sokU SCIE]\'CES MEDICALES. . Apprécier les caractères de la péricardite. La péricardite est l’inflammation aiguë ou chronique de l’enveloppe séreuse du cœur. C’était une chose généralement admise chez les anciens, qu’on ignorait les symptômes à l’aide desquefs on pouvait reconnaître la péricardite; et, en efîet, elle ne leur était révélée que par l’ouverture seule du cadavre. Morgagni, le premier, attribua les lésions organiques du péricarde à son inflammation : il a, pour ainsi dire , créé la péricardite. Malgré les beaux travaux de Corvisart et surtout de Laennec, malgré les savantes recherches de médecins plus modernes, de Latham, Stokes et Hope eu Angleterre , de MM. Louis, Bertin , Bouillaud et une foule d’autres en France, le diagnostic de la péricardite n’est pas toujours facile à établir. Corvisart disait que 1a péricardite très-aiguë passait souvent inaper- çue du médecin , et qu’à l’état chronique elle était toujours d’un diagnostic obscur. Laennec afûrmait qu’il est peu de maladie plus embarrassante à reconnaître, et que l’on tombe fréqueqiment dans la double erreur, ou de ne pas soupçonner une péricardite qui existe réellement, ou d’en diagnos- tiquer une qu’on ne rencontrera pas à l’autopsie. C’est ce qui faisait dire presque sérieusement à Bayle, examinant un malade : Je croirais presque](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22373159_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)