Traité des maladies des Européens dans les pays chauds, régions tropicales ; climatologie et maladies communes, maladies endémiques.
- Dutroulau, A. F. (Auguste Frédéric), 1808-1872.
- Date:
- 1868
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Credit: Traité des maladies des Européens dans les pays chauds, régions tropicales ; climatologie et maladies communes, maladies endémiques. Source: Wellcome Collection.
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![Eli résumé, depuis que les sources nombreuses et variées d'accideiils plom- biques à bord des navires et dans les pays chauds sont mieux connues, toutes ces formes sont facilement rallachées à la cause qui les produit. Pourquoi, dans les cas peu nombreux où l'on ne peut pas encore remonter à cette cause, quand on sait combien il est souvent difficile de la déceler, nierait-on son existence pour se jeter dans les hypothèses ou les banalités? L'observation et la réflexion ne le permettent pas. Traitement et propliylavic. — L'éliologie eiuiémique de la colique sèche n'a rien apporté de nouveau au traitement ihn maladies de plomb. Le mode d'administration de lu belladone à doses filées préconisé par M. Fonssagrives contre la douleur, l'extrait acétique de semence de colchique recommandé avec conviclion par M. Saint-Pair contrôla conslipation, sont les seuls moyens qui méritent d'être signalés aux praticiens. Mais un inconvénient assez grave est résulté de cette doctrine; c'est qu'on semble avoir relégué au second plan et qu'on a même souvent, passé sous silence les divers traitements consacrés par l'expérience dans ces maladies. Il faut citer surtout la médication éva- cuante, dont fait partie le traitement dit de la Charité, qui est à la fois calmant et évacuant;.il n'est pas facile à administrer scrupuleusement à bord, mais alors il peut être remplacé parmi des médicaments purgatifs, dont la longue nomen- clature permet de faire un choix eu rapport avec l'intensité des accidents. Sans être exclusive, la médication vomi-purgative doit servir de base au trai- tement de toutes les formes de la maladie. Les bains sulfureux et parficulièrcment le traitement par les eaux sulfu- reuses naturelles, en boissons, bains, douches, coiistilueiit aussi un des moyens dont l'efTicacité est le plus universellement reconnue. Enfin la faradisation, la strychnine, l'hydrothérapie, tous les modificateurs excitants de l'innervation, en un mot, doivent être mis en usage. Pour ce qui est de la prophylaxie, à bord, le premier soin du médecin sera de s'assurer avant le départ si les mesures prescrites concernant les cuisines distillatoires, les cliarnier.s, les vases d'élain, les étamages des ustensiles de cuisine et autres, les boîtes employées pour la conservation des substances ali- mentaires les approvisionnements de peintures et de composés plombiques, etc., ont élé exactement et efficacement exécutés. En ce qui concerne les hommes, les règles de l'hygiène navale devront être observées; On surveillera rem])loi des moyens conseillés par M. Lefèvre pour préserver les mécaniciens et les chauffeurs do l'action du mastic et des pous- sières saturnines qu'ils emploient souvent et qui peuvent agir sur eux ; on leur](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21352318_0685.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)