Anatomie microscopique des tissus et des sécrétions (anatomie et physiologie comparées) / par Ch. Robin.
- Robin, Charles, 1821-1885.
- Date:
- 1869
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Credit: Anatomie microscopique des tissus et des sécrétions (anatomie et physiologie comparées) / par Ch. Robin. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![nous ne démontrons leur élasticité qu’en nous plaçant dans certaines conditions ana- logues à celles que nous recherchons dans les expériences sur l’élasticité des lames ou des Sphères d’acier, ou de quelque autre métal. Ici, en effet, l'écartement momentané des molécules dans un sens, bientôt suivi du retour au premier état caractérisant l’élasti- cité, n’est pas obtenu sur toute la masse à la fois comme dans le cas du tissu élasti- que, etc. Cet écartement n’est obtenu que sur une des faces ou dans le sens de l’un des axes des organes observés, pendant qu’un rapprochement des molécules]est déterminé par la môme action temporairement pertur- batrice, soit sur la face opposée, soit dans la direction de l’axe perpendiculaire au premier selon la forme de la masse du tissu étudié. Bientôt la rupture survient du côté où les molécules sont écartées, quand elles sont déplacées par la force perturbatrice hors de la sphère de leur attraction moléculaire, ou de cohésion. Au contraire, les deux déplace- ments moléculaires qui ont lieu eu sens inverse se rétablisseut dans leur premier état, et l’élasticité du tissu se manifeste quand l’écartement étant moins considérable per- met à l'action mutuelle des particules élé- mentaires de produire son effet habituel. 11 importe, du reste, de ne pas oublier, que si dans ces tissus, les effets molécu- laires sont analogues à ceux qui ont lieu, par exemple, dans une masse métallique réelle- ment homogène, ils ne leur sont pas absolu- ment semblables, que ces tissus soient pris daus leur état naturel, ou amenés à l’état de sphères, deprismes,de lamelles, etc. Ces effets sont modifiés par les conditions com- plexes et spéciales, dues à la présence, dans l’épaisseur de leur substance, de cavités comme dans le^os et les cartilages de tubes, comme dans l’ivoire dentaire, etc. ; cavités et tubes très nombreux, microscopiques, pleins de liquide ou de gaz, selon que le tissu est examiné frais ou desséché. La densité des tissus varie de l’un à l’au- Irc d'une manière considérable, selon l’es- pèce d’élément qui compose principalement chacun d'eux. C’est ce qu’on voit facilement eu comparant de l’un à l’autre les tissus osseux, cartilagineux, tibreux, musculaire, glandulaire, adipeux, etc. Cette densité change avec l'Age et les états morbides, dans un certain nombre de tissus, lorsque se modifie la structure des éléments de ceux-ci, ou lorsque des éléments d’abord accessoires y deviennent graduellement plus nombreux. C’est ce qu’on observe dans le tissu mé- dullaire des os, devenant de plus en plus riche en cellules adipeuses, dans le foie pas- sant à l’état gras, et ainsi des autres. Hygromélricilé des tissus. — Tous les tissus sont plus ou moins hygrométriques, c’est-à-dire susceptibles de se laisser pé- nétrer molécule à molécule par certains liquides, comme le sont aussi leurs élé- ments constitutifs. Seulement cette pro- priété, qui ne s’observe eu quelque sorte qu’à l’état d’ébauchedans les éléments ana- tomiques, ne prend toute son extension que dans les tissus. Là elle devient facile à ob- server avec toutes les modifications qu’ap- portent dans le phénomène la réunion et l'arrangement réciproque d’éléments anato- miques nombreux et souvent d’espèces di- verses. Ces modifications ne portent pas sur la nature môme du phénomène qui reste telle ici que sur les éléments anatomiques et que nous l’avons vue plus haut. Dans les tissus, non plus que dans chaque élément anatomique même, les liquides en pénétrant ou eu sortant ne traversent pas des pores ou orifices et conduits apercevables par des moyens quelconques. Les éléments anatomiques se touchent dans les tissus, sans laisser entre eux des interstices, mailles ou lacunes capillaires au travers desquelles passeraient les liquides. Par suite, en face des liquides qui les touchent, les tissus for- ment une masse homogène, dans laquelle les parties constituantes sont solidaires tout en conservant leur individualité, et dont la substance est traversée de part en part par le liquide aussi bien que leurs plans de contact. Mais ce n’est pas entre ces surfa- ces de contiguïté momentanément écartées et en respectant la substance môme des éléments que passent les fluides qui pénè- trent dans l’organism e ou qui en sortent. Il faut le répéter ici, cette pénétration d’un liquide dans l’épaisseur des tissus a lieu molécule à molécule, par une combinaison de proche en proche du premier avec la substance des éléments qui constituent le secoud. Cette combinaison est de l’ordre de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22332790_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)