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Credit: Traité d'hygiène publique et privée / par Michel Lévy. Source: Wellcome Collection.
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![EXCr.ÉTlON ALVINE. [19 Une nourriture fade cl peu aboiidaute rend le ventre paresseux. Les excré- ments sont durs chez les individus livrés aux travaux de l’esprit, chez ceux qui éprouvent de grandes fatigues corporelles, chez les buveurs de vin et de liqueurs alcooliques. Une nourriture excessive et succulente fournit des selles copieuses et molles. Quant au nombre des selles, il diffère suivant les mêmes conditions que leurs qualités physiques. Les sujets nerveux, sanguins et bi- lieux sont plus disposés à la constipation que les lymphatiques. Chez le nou- veau-né, la stimulation du rectum par les excréments est promptement suivie de déjections dues à la réaction organique de la moelle épinière ; les selles se répètent trois, quatre fois et plus dans les vingt-quatre heures. Plus tard, la volonté intervient dans l’acte de la défécation, soit pour le faciliter en con- tractant les muscles abdominaux, soit pour le retarder par l’action du sphincter externe de l’anus. Chez le vieillard, les alternatives de constipation et de diar- rhée sont le résultat d’une même cause, de l’afTaiblissement de l’inncrvalion cérébro-spinale : constipation par inertie de l’intestin, du diaphragme et des parois abdominales; diarrhée par défaut d’action de la volonté sur le sphincter externe dont la résistance est facilement vaincue par l’effort que la masse fé- cale exerce sur lui de haut en bas. En général^ le besoin de la défécation se répète toutes les vingt-quatre heures, et le plus souvent dans la matinée, après le réveil; il est susceptible de revêtir un type périodique. Qu’il se manifeste ou non, Loke conseille de se présenter tous les matins à la selle, et cette ha- bitude, se répétant à une heure déterminée, finit par entraîner la nature et devient avec le temps le meilleur préservatif contre la constipation. Ce que l’habitude peut sur cette fonction et dans quelles limites celle-ci peut osciller sans détriment pour la santé, nous l’avons énoncé (tome I, voy. Hauitude). — La constipation et le relâchement du ventre dépendent souvent du régime et du genre de vie; à ce titre seulement il y a lieu d’en parler ici; c’est sur- tout dans la disconvenance du régime avec le tempérament et la constitution qu’il faut chercher la cause de ces deux états. Les constitutions molles, lym- phatiques, disposées à la diarrhée, réclament des aliments toniques, l’usage du vin vieu^x et des boissons aromatiques, telles que le café; une nourriture op- posée contribuera h entretenir la liberté du ventre chez les bilieux et les san- guins tourmentés par une constipation habituelle. Il importe de reconnaître si celle-ci tient à rû’ritation ou à l’atonie du tube digestif : celte distinction éta- blie, la conduite à suivre est clairement indiquée. En général, pour prévenir la constipation, il faut user des aliments les mieux appropriés â sa constitution, ne pas dé|)asser la ration ordinaire, proportionner l’exercice du corps à la quantité de nourriture, éviter le trop long séjour au lit à cause de la situation horizontale qu’on y garde et de la chaleur qui s’y accumule à la périphérie du corps. Les gens de labeur intellectuel soulfrcnl de la consti]ialion par deux eau,ses : d’abord le défaut d’activité musculaire, ensuite la concentration cé- rébrale qui empêche la perception du be.soin d’aller à la selle; d'où provient à la longue la diminution d’irritabilité du rectum. L’abus des lavements produit](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985303_0002_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


