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Credit: Traité d'hygiène publique et privée / par Michel Lévy. Source: Wellcome Collection.
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![dentaire ; d’exlrairc une dent primitive qui gène la sortie d’une dent de rem- placement, quelquefois même de sacrifier une ou plusieurs dents permanentes. Tantôt c’est l’incisive, médiane inférieure qui incline en avant : il faut l’extraire; tantôt, bien rangée, elle doit encore être sacrifiée à la conservation d’une incisive latérale inclinée en arrière ou en avant, parce que celle-ci, plus longue et plus forte, suffit pour remplir le vide. A la mâchoire supérieure, mieux vaut conserver les incisives médianes : les plus fréquemment déviées sont les canines supérieures et inférieures ; mais comme elles sont plus visibles quand on rit ou qu’on parle, et qu’elles sont moins sujettes à la carie que les petites molaires, ou fait le sacrifice de ces dernières. Quand une dent secondaire tend à s’incliner latéralement, il faut respecter les dents voisines qui servent à la contenir. Le rapport convenable d’une rangée dentaire avec l’autre influe sur la facilité de leur fonction et sur leur conservation ; quand ce rapport est rendu vicieux ])ar la seule direction des dents, ou y peut remé- dier dans le principe. Ainsi, les incisives supérieures se dirigent-elles en dedans, la pression répétée du doigt et de la langue réussit à les ramener en avant ; sont-elles assez sorties pour toucher en arrière les incisives inférieures, la lime, le doigt et la langue détruisent la résistance que celles-ci opposent à la direction des incisives supérieures. Si les dents sont assez déviées pour se toucher sur une ligne de hauteur, on les tient écartées au moyen d’une plaque d’or ou de platine recourbée en forme de gouttière et fixée sur des molaires. Quand l’arcade inférieure croise la supérieure, en passant devant elle, il en résulte une difformité improprement appelée menton de galoche, et qui accé- lère l’usure des dents. On peut alors faire usage du plan incliné, pour rétablir le rapport normal entre les deux rangées dentaires ; appliqué sur l’inférieure, il presse, dans l’occlusion de la bouche, les dents supérieures d’arrière en avant, et les oblige à passer devant les autres. Lorsqu’il y a lieu d’empêcher le rapprochement complet des arcades dentaires, on recouvre les deux premières molaires inférieures de chaque côté d’une espèce de coiffe métallique quadri- latère qui les embrasse exactement (bâillon dentaire) ; elfe préserve les dents antérieures de toute pression réciproque, sans gêner aucune fonction. Oudcl recommande avec raison de nettoyer fréquemment les calottes métalliques des parcelles alimentaires et des résidus d’humeurs buccales qui s’y introduisent, et détériorent la dent vainement abi itée. Quelquefois les deux rangées den- taires préseuteiU une obliquité générale en avant, et soulèvent les lèvres. Cette diHormiténuit au rapprochement des lèvres, à l’articulation des sons, fait pa- raître les dents trop longues, et donne lieu à la projection de la salive en par- lant. Héréditaire dans quelques familles, elle peut être déterminée par l’habi- tude qu’ont les enfants de porter leur langue en avant pour la succion de leur pouce, etc. On a proposé, pour 1a combattre, l’extraction de la petite molaire de chaque côté, et l’application de plaques tendant à repousser les dents vers la bouche, ou de fils métalliques (|ui, pa.ssant au-devaut d’elles, vont se fixera un palais arliliciel, et sont chaque jour serrés davantage ; mais ces moyens peu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21985303_0002_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)