Volume 1
Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire; suivi d'une méthode pour étudier l'agriculture par principes: ou dictionnaire universel d'agriculture / par une société d'agriculteurs, et rédigé par M. l'abbé Rozier.
- Rozier, François, 1734-1793.
- Date:
- 1781-1805
Licence: Public Domain Mark
Credit: Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire; suivi d'une méthode pour étudier l'agriculture par principes: ou dictionnaire universel d'agriculture / par une société d'agriculteurs, et rédigé par M. l'abbé Rozier. Source: Wellcome Collection.
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![tle déplanter pour les arbres’ ( Voy\ ce mot ). ARRACHIS. Ce mot eh particu- lièrement confacré pour les forets ; 6c défigne l’enlèvement frauduleux des plants d’arbres. Les ordonnances des eaux & forêts défendent les arra- chis de chêne, de charme, 6cc. dans les bois du roi, & de lever les plants fur les fouches. Lorfqu’on abat une forêt, ne fe- roit-il pas plus avantageux d’arracher même la fouche pour femer ou plan- ter de nouveau dans ce terrain que l’opération de deffoucher auroit pro- fondément remue ? L’expérience a prouvé & prouve chaque jour que le bois de brin l’emporte à tous égards fur le bois de Jonche ou de rejet. En effet, qu’attendre des racines , par exemple, d’un vieux chêne, qui four- nihbit à peine à fa fubhhance ? elles font auhi décrépites que lui, 6c les canaux féveux font auhi. oblitérées , auhi obftruées que ceux du tronc 6c de fesbranches. C’eh ainfi que penfe M. Duhamel ; & fon avis fur ce fujet, qu’il a profondément médité, eft d’un .grand poids. Il dit : « dans les hautes futaies les louches font nécehaire- ment fort greffes & fort efpacées : fi on coupe l’arbre à heur de terre, 'ainh que preferit l’ordonnance, elles poufferont, à la vérité, quelques jets entre le bois 6c l’écorce ; mais comme faire de la coupe ne fe recouvre jamais d’écorce , le bois fe pourrit, endommageda naiffance de nouveaux jets que le vent éclate eniuite très- aifément. Les racines de ces arbres abbattus forts gros , péïihént pour la plupart en .terre* & les autres fe trouvent fotfvent idées. On peut donc dire qu’une haute futaie ainfi abattue ] ne peut jamais faire, par k fuite , ni une belle futaie ni un beau taillis .►> C’eh, fuivant M. Duhamel, une des plus grandes caufes de la def- trmhion des forêts. Il faudroit donc n’adjuger les hautes futaies qu’à con- dition d’arracher les arbres, de dreffer 6c charter le terrain. A Pégard du propriétaire, il n’aura plus qu’à faire donner quelques labours à la charrue , 6c faire répandre fur ce terrain du gland pour unfemis nouveau. Cepen- dant , comme les arrachis de bois font très-fertiles , fur-tout dans les plaines 6c fur les coteaux à pente douce , on peut en tirer d’abondantes récoltes pendant plufieurs années , 6c les re- mettre enfuite en bois. Les adjudicataires 6c les marchands de bois diront vainement que cette manière d’arracher les arbres avec leurs fouches, eh trop difpendieufe pour eux ; la plus grande longueur de la pièce de bois par la partie quirehe en terre , fur-tout par celle que l’on perd par l’entaille lorfque l’arbre eh gros , les dédommagera de leurs avances, quand même ils ne compîe- roient pour rien le bois provenant des greffes racines. ARRENTEMENT , ARRENTE. ( Voye{ Bail a ferme ). ARRÊT. Exprefîion a fiez imoro- pre, adoptée par M. la Quintinie, afin de déhgner les petits obhncles dont o fe et 1 orfqu’o n veut détourner ou faire écouler les eaux d’un jardin, ARRÊTE otl .Queue de rat. Terme de maréchalerie. ( Voyc^ Arête ). ARRÊTE - BŒUF ou BugrAnde ou Bu G R ane* M* Toiirnefort place](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28778315_0001_0754.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)