Volume 2
Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire; suivi d'une méthode pour étudier l'agriculture par principes: ou dictionnaire universel d'agriculture / par une société d'agriculteurs, et rédigé par M. l'abbé Rozier.
- Rozier, François, 1734-1793.
- Date:
- 1781-1805
Licence: Public Domain Mark
Credit: Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire; suivi d'une méthode pour étudier l'agriculture par principes: ou dictionnaire universel d'agriculture / par une société d'agriculteurs, et rédigé par M. l'abbé Rozier. Source: Wellcome Collection.
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![Tivans ]cia:ffent jufqirà un certain terme d’un degré de chaleur uni- forme, indépendant des variations èc des changemens arrivés autour d’eux. Tantôt l’homme expofé a en- viron foîxante-dix degrés de froid (thermomètre de Peéaumur), comme dans Thiver de 1735 le 16 janvier à Yenifeik en Sibérie, & même à plus de foixante-onze & demi, comme k Tornea le 5 janvier 1760; l’hom- me, dis-jeconferve environ vingt- huit à vingt* neuf degrés & demi de chaleur naturelle : tantôt s’expo- fant, comme MM. Forclyce, Banks, •Solander, à un degré de chaleur im- modéré , il parvient petit à- petit à refter quelques 'minutes dans une étuve échauffée jufqu’aii foixante- dix-neiivième degré & demi de cha- leur, c’eft-à-dire , prefqu’au terme de l’eau bouillante, fans cependant que fa chaleur naturelle varie beau- coup, puîfqu’elle s’eft J^ujours fou- tenue à trente ou trent^lux degrés. I. Comîntnt on doit ejiimer la chaleur animale^. îi efl donc un point, un terme fixe , autour duquel fe font les va« riations afl'ez légères. Pour connoître l'e vrai degré, il faudra donc fouf- traire la chaleur propre ou natu- relle de la chaleur abfolue. Que la chaleur atmofphérique fbit de dix degrés, par exemple, & que la cha- leur abfolue de l’animal foit de vingt-huit, il faudra retrancher les dix degrés atmofphtTîques , il ne rePrera de chaleur nr.îurelle que dix- huit. L’augmentation de cette cha- leur naturehe eiî proportionnelle à ceile du'froid. L'a chaleur ablohte dtanî fiippoiée vingt-huit, 6i celle du milieu ambiant de dix , fi cette de rnière defeend à cinq, la chaleur naturelle augmentera de cinq , &C fera de vingt - trois à zéro ou au terme de congélation; l’animal four- nira, pour ainii dire, à lui feul la fomme de vingt-huit. Si le froid augmente de pluheurs degrés , alors> Paoimal prodifira autant de degrés de fnrplus qui fe perdront néceffai- rement pour établir l’équilibre de chaieur entre le corps de l’animal le milieu dans lequel il fe trouve.. C’eft pour cela que dès qu’on paffe dans un appartement froid, la jenfa- tien du froid, vive dans le premier indant, diminue par degrés ; l’atmofi phère de Papparternenr s’échauffe néceffairement; & fi un certain nom- bre de perfonnes fe trouvent raffem- blées dans un même lieu, cet endroit acquerra un det^ré de chaleur très=- i C/ ^ confîdérable. On fent facilement que cette produèrion de chaleur f 11 per- fide ne peut fe faire que jufqu’à un certain point. Cet accroiflement re- connoîî des bornes : quand i’animaf ne peut parvenir à établir un parfait éouilibre entre la chaleur vitale &• la température envirormante , l en- gourdifîement s’empare d’abord des* extrémités, gagne bientôt les parties» nobles, &C le cœur qui femble être' le foyer générateur de là chaleuf animale, & termine enfin fa vie par la deÜruèiion totale du mouvement 8c des organes* qui le produifent 6c le confervent. Pour bien entendre tour ce que nous avons encore a dire fur la cha a-* leur, animale, il faut favou qu’en général on dhiingue U*s animaux en deux claffes-, en chauds &'enfroî J.. 5 a XI if 5 Les animaux froids* ( s il en e rce.Ucmenî ) font ceux qui n ont](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28778315_0002_0739.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)